Souvent catalogués de lieux snob où les danseurs sont arrogants et sans savoir-vivre, ces deux milongas parisiennes méritent cependant qu’on les défende.
Je fréquente ces deux endroits (plus le Chantier le samedi que les 9 billards le lundi d’ailleurs) et j’y suis toujours bien accueillie même si on ne me connait pas. Le côté enfumé de ces endroits ne me va guère, mais au Chantier c’est encore raisonnable, à condition de ne pas stationner à côté du bar.
Ces deux milongas ont un point commun : on retrouve pratiquement les mêmes danseurs / danseuses. Moyenne d’âge : 20, 30, 40. Et la grande majorité sont de bons danseurs / danseuses, dans tous les styles. Non seulement la technique de danse est excellente mais en plus, la communication entre les partenaires est en général réelle. Pour moi, c’est un critère de qualité. Il est donc toujours intéressant de regarder leur façon de danser, et de s’imprégner de l’atmosphère du bal. Un débutant qui y viendrait par hasard, pourrait certainement être étonné et quelque peu complexé, mais au moins il verrait danser de très bons amateurs (et quelquefois des professionnels) et il y gagnerait à simplement regarder, même si lui-même n’ose pas danser.
Je ne connais pas dans ces deux endroits de danseurs ou de danseuses arrogantes. Au contraire. Simplement comme dans tous les endroits où l’on danse bien, il faut s’y faire accepter avec gentillesse et devenir habitué(e), à plus forte raison quand on vient seul(e). C’est plus difficile, surtout pour une femme, car en général les danseurs y viennent en couple, mais avec le temps cela devient de plus en plus facile. Il est faux de dire que les danseurs débutants ou moyens ne sont pas acceptés, et je connais certaines très bonnes danseuses qui acceptent de danser avec des danseurs de niveau moindre.
Alors le côté élitiste ? Parce qu’ils viennent en général en couple et qu’ils dansent presque toujours ensemble ? Parce que les hommes invitent généralement des femmes de leur niveau ? Parce qu’il y a un regroupement, comme un rituel hebdomadaire, de danseurs d’excellent niveau ?
Si la réponse est oui à toutes ses questions, peut-on reprocher cela ?
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26.7.2007 à 14:59
“Ces deux milongas ont un point commun : on retrouve pratiquement les mêmes danseurs / danseuses”
Donc l’idée générale c’est que si on s’est senti ignoré/invisible/rejeté par les habitués des 9 Billards ce n’est pas la peine d’aller tenter sa chance au Chantier.
27.7.2007 à 14:32
Pascal, merci pour ton commentaire. Je suis bien curieuse de savoir : qu’est-ce qui te fait croire que tu es ignoré / invisible / rejeté par la milonga des 9 billards ? Parce que, d’après ce que je comprends, tu n’invites pas les femmes habituellement…. Ceci explique cela peut-être ?
8.8.2007 à 16:13
Je suis allé une fois au Chantier, j’ai pu voir que les habitués dansaient entre eux, et que les rares femmes qui n’étaient pas sur la piste de danse refusaient mes invitations. En début de soirée, j’ai pu danser un peu avec des femmes qui n’étaient sans doute pas des habituées. Ensuite j’ai surtout eu le droit de rester assis. Il y avait des petits groupes qui discutaient mais je n’ai pas (pu) osé rentrer dans les conversations. Finalement j’ai préféré partir vers 4 heures du matin pour attendre dehors le premier métro (5h30).
Je suis allé une fois aux 9 billards. Je n’ai pas eu l’occasion d’inviter les habituées, qui n’était pas nombreuses et qui étaient déjà dans les bras de leurs cavaliers. J’ai pu danser avec 2 femmes qui venaient dans cette milonga pour la première fois. Ça a été une bonne soirée pour moi finalement, mais je n’ai pas de raisons d’y retourner.
En tout cas, je connais des milongas où je suis bien mieux accueilli, et je ne me prive pas d’y aller. Et on y trouve (entre autres) de très bonnes danseuse.
Notez surtout ceci :
Lorsqu’une personne refuse de danser avec moi, son niveau m’est complètement égal.
8.8.2007 à 18:43
Commentaire intéressant, mais je note que vous n’êtes allé qu’une fois dans chacun de ces 2 endroits. Qu’est ce qui vous fait supposer que, si vous persévérez à y aller 2 fois, 3 fois…10 fois, la même chose se reproduira ? Se faire accepter dans un endroit public (quel qu’il soit)où les gens se réunissent habituellement n’est pas si facile. Peut-être vous ne vous y sentez pas bien, et je comprends tout à fait que dans d’autres milongas vous avez un meilleur ressenti. Ceci dit, il y a bien eu une première fois dans ces milongas….Et c’était différent comme ressenti lors de ces premières fois ?
9.8.2007 à 10:21
Je ne retourne pas au Chantier et aux 9 Billards car :
(1) J’ai discuté de ces milongas avec diverses personnes. Celles qui y sont allé ont eu le même ressenti que moi.
(2) Il y a à Paris suffisamment de milongas qui me plaisent, et je ne suis pas doué d’ubiquité. Passer du temps dans celles qui ne me plaisent pas serait du masochisme.
(3) J’ai trouvé dans les autres milongas des femmes qui aiment danser avec moi et avec qui j’aime danser. Ainsi ma présence fait non seulement mon bonheur, mais aussi celui de mes partenaires.
Dans d’autres milongas, la première fois c’est bien passée. J’ai pu discuter avec des gens sympathiques, j’ai trouvé des femmes heureuses de danser avec moi, j’ai pu passer une bonne soirée.
26.12.2007 à 15:21
Au Chantier comme ailleurs il faut aller accompagné ou bien on s’ennuie. J’y vais régulièrement parce qu’en tant que tanguero, j’apprécie son côté décalé et je valorise l’effort fait pour animer ce genre de lieu de tango.
Je ne pense pas que l’endroit soit plus élitiste que d’autres mais les habitués qui s’y retrouvent s’entendent bien entre eux et sur la piste. Je me souviens d’y être allé une fois avec un pote et deux copines, lui meilleur danseur que moi et si elles se sont pas mal amusées, moi et lui beaucoup moins.
Donc j’y retourne chaque fois pour le tango, sans trop me faire d’illusions: une entrée, un thé à la menthe, une ou deux tandas et je rentre chez moi bien tranquillement.
14.10.2008 à 23:03
Je vais souvent au Chantier, sans être une bonne danseuse ni même une jolie fille je trouve souvent des danseurs pour peu que je me lance a leur adresser la parole. Et j’aime beaucoup cet endroit parce qu’il y a souvent des etrangers du monde entier